Et si on s’occupait de nos aîné-e-s ?

  • 25. septembre 2019
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A Genève et en Suisse, l’allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population représente un des défis majeurs pour notre société. En effet, la part des personnes âgées de 65 ans ou plus dans la population résidante à Genève correspond à 16,5% (dont 5% de personnes âgées de 80 ans ou plus), de sorte qu’aujourd’hui, on compte presque autant de personnes de 65 ans ou plus que de moins de 20 ans. Selon les projections de l’Office cantonal de la statistique, cette proportion pourrait atteindre près de 23% en 2040 (dont 7,8% d’octogénaires).

Cette évolution réjouissante implique des décisions politiques à prendre sans tarder. La première concerne l’AVS. Aujourd’hui, 2,3 millions de retraité-e-s touchent l’AVS, mais seuls 700’000 d’entre eux bénéficient d’un deuxième pilier. L’AVS est le pilier majeur de notre sécurité sociale. C’est une source de revenus indispensable pour nos aîné-e-s. Or, les rentes versées par le 1er pilier ne sont pas suffisantes pour couvrir le minimum vital prévu par la Constitution. Pire, la situation économique des retraité-e-s s’est aggravée.

Lorsque les rentes et autres revenus ne couvrent pas les besoins vitaux, les personnes âgées ont droit à des prestations complémentaires (PC). En 2018, 328’100 rentiers AVS et AI ont touché une allocation PC pour compléter une retraite modeste de 2’240 francs par mois en moyenne. Or, le Parlement fédéral a voté en mars dernier une réforme des prestations complémentaires pour 2021 qui prévoit de réduire les coûts de 401 millions de francs en 2030.

Je m’investirai à Berne pour revaloriser les rentes AVS et les prestations complémentaires en les finançant par exemple par l’augmentation de l’imposition des très grosses fortunes et/ou l’instauration d’une microtaxe sur les transactions financières électroniques telle que proposée par l’initiative populaire fédérale « Micro-impôt sur le trafic des paiements sans espèces » qui sera lancée cet hiver.

Nos aîné-e-s ont également besoin d’être entouré par des proches aidants qui les soutiennent pour pouvoir rester vivre dans leur domicile (ménage, repas, courses, hygiène, etc.) Je propose de les soutenir en créant une allocation pour proches aidants et en révisant la loi sur le travail pour y inclure des jours annuels de congés rémunérés pour responsabilités d’aidants et la possibilité de s’absenter sans salaire jusqu’à 16 semaines par an pour prendre soin d’un proche comme c’est le cas au Canada.

Enfin, l’utilisation des nouvelles technologies numériques permettraient de contribuer à faciliter la vie en termes de sécurité, de communication, de confort et ainsi préserver l’autonomie des personnes âgées. Ces technologies dites de domotique aident à vivre le plus longtemps possible à domicile et retarde l’entrée en EMS. Elles devraient être prises en charge par l’assurance maladie.

Oui occupons-nous de nos aîné-e-s car elles et ils méritent respect et dignité et ont droit à une vie décente. J’y veillerai au Conseil national.

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